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Mirville - Une médaille d'or
pour son charme normand
Le site de Mirville se trouve dans un vallon creusé dans le plateau du Pays de Caux en Haute-Normandie. Ce lieu près de Bolbec est connu depuis des temps fort anciens.
Ainsi, dans les sources qui alimentent l'étang au bord duquel est construit le château, ont été découvertes au 19è siècle par le Marquis de Mirville des statuettes de Vénus gauloises et des Déesses-Mères, "ex-voto" jetés par des femmes païennes dans des eaux vénérées pour leur action bénéfique. Toute proche se trouve une "Motte" féodale, petite habitation fortifiée érigée par le Seigneur de Mirville à la mort du Duc de Normandie, Guillaume le Conquérant. Une restitution partielle en a été faite.
L'ancienne chapelle du château devenue église paroissiale comporte des éléments datant du 13è siècle.

 

 

Pierre de Coubertin
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La construction actuelle du château est caractéristique de l'architecture du 16è siècle en Pays de Caux avec l'alternance en lignes horizontales de briques roses et de cubes de silex taillé. Le tout surmonté du grand toit typique de l'époque soutenu par une charpente de chêne en forme de carène de navire renversée portant la marque du coup de hache hérité des Vikings.
Mirville s'appelait primitivement Milleville jusqu'au 18è siècle: c'était l'association de Milo, nom d'un guerrier viking et de Ville, établissement gallo-romaine où ce normand s'est implanté. Viking à Viking grâce à un grand amour: Au 19è siècle, Marie-Marcelle Gigault de Crisenoy, la petite-fille du Marquis de Mirville, épouse Charles Fredy, Baron de Coubertin, un descendant d'un compagnon du Rollon, premier Duc de Normandie. Cet artiste peintre connu à son époque, était originaire d'Ile de France, mais il préfera résider dans le domaine de son épouse - dans la région dont la lumière éclaircissait la peinture moderne.
Tout le monde connaît le fils de ce gentilhomme: Pierre de Coubertin (1863-1937) qui a rétabli en 1894 les jeux Olympiques des temps modernes et habita Mirville une partie de son enfance et de sa jeunesse.
Innombrables sont ses références à la Normandie qu'il aimait.

Ses dessins représentent Etretat, où il se rendait à bicyclette, Le Havre d'où il s'embarqua pour l'Angleterre et l'Amérique, Mirville et ses environs où il se promenait et visitait les paysans dont il acceptait volontiers l'hospitalité. Cette popularité le laisse gagner plus tard le mandat d'un conseiller municipal sans avoir été candidat.
Gai, dynamique, imaginatif, aimant les arts, jouant du piano, il organisait fêtes et réjouissances de touts sortes dans le parc et sur l'étang de Mirville illuminé de feux d'artifice. Il était également un amateur sportif, jouant au Lawn-Tennis sur la pelouse devant le château ainsi qu'il s'entraînait quotidiennement à l'aviron avec sa yole sur l'étang.
Preuve de son attachement à la Normandie, il organise un Congrès Olympique au Havre, en 1897, sous le patronage de Félix Faure, Président de la République Française, suite aux premiers Jeux d'Athène en 1896.
A son crève-coeur, son frère aîné vendait Mirville en 1936, mais c'est en 1960 que la propriété est revenue dans la famille grâce à une société créée par les neveux et petits-neveux de Pierre de Coubertin.
Sa dépouille mortelle repose au Cimetière de Lausanne, son coeur, selon son voeu, à Olympie cependant que son héritage pédagogique est cultivé à Mirville où il a élaboré son projet de développement des activités sportives à l'école.