viasat2.gif (4823 bytes) weiter.gif (1253 bytes)

Une redécouverte méritée
Une double-rétrospective


Jean-Victor Schnetz (Par J.F Navez)

Issu d'une famille d'origine suisse, Jean-Victor Schnetz est d'abord admis dans l'atelier de Régnault, puis dans celui de David à partir de 1812. Malgré des qualités de coloriste et un goût pour les sujets tirés du quotidien qui l'éloignait des principes du néoclassicisme, il voue à son maître une véritable vénération.
Après plusieurs échecs au concours du Grand Prix de Rome, Schnetz entreprend le voyage d'Italie. A Rome, il côtoie Granet, Géricault. Il est aussi l'un des hôtes les plus assidus du Salon tenu à Rome par Madame Récamier en 1824.
La vie authentique des paysans des environs de Rome est une source d'inspiration inépuisable pour le jeune artiste. Ses envois au Salon entre 1819 et 1824 rencontrent un vif succès à


Jean-François Navez (Autoportrait)

Jean-François Navez trouve au moment de sa formation à l'Académie des Beaux-Arts de Bruxelles, des mécènes qui le mettent dans les conditions idéales. Il se rend à Paris dès 1813 où il étudie dans l'atelier de David. Il noue des liens très étroits avec le maître qu'il accompagnera ensuite dans son exil bruxellois, et dont il est l'un des émules les plus brillants. Navez séjourne à Rome de 1817 à 1822 où il fréquente les pensionnaires de l'Académie de France à la Villa Médicis et retrouve ses condisciples Robert et Schnetz. A son retour, Navez trouve en Belgique durant les années qui prédèdent l'Indépendance, un contexte particulièrement favorable grâce notamment aux commandes d'amateurs hollandais et du gouvernement.

 


Page - 2 -

et 1824 rencontrent un vif succès à Paris, au point que Stendhal le considère comme l'un des espoirs les plus prometteurs de la peinture française, explorant une voie alternative entre néo-classicisme essoufflé et les outrances du romantisme naissant. En 1831, Schnetz rentre en France. De nombreuses commandes publiques destinées aux églises de Paris et aux grands programmes décoratifs de la monarchie de juillet consacrent son talent. Il est élu membre de l'Institut en 1837. L'académie des Beaux-Arts lui offre le poste de directeur de la Villa Médici de 1841 à 1846. Fait unique dans l'histoire de l'académie de France à Rome, il obtient un second mandat de 1853 à 1866.
En 1870, il meurt à Paris, àgé de 83 ans, laissant le souvenir d'une personnalité à l'intelligence vive et à l'esprit caustique dissimulant une véritable sensibilité.


J.V Schnetz, Normande à la faucille

Excellant dans l'art du portrait individuel,double ou de groupe, Navez aborda néanmoins le "grand genre" et notamment la peinture religieuse, dont il est en Belgique
l'un des rénovateurs. L'influence des maîtres du Nord se fait alors plus précise, mais Navez continue jusqu'à la fin de sa vie des scènes à "à l'italienne", empreites du souvenir nostalgique de ses annéss romaines.
En plein bouillonnement romantique, il ne manquera évidemmant pas de susciter des véhémentes critiques. Celles-ci ne l'empêchèrent toutefois pas de recueillir fonctions et reconnaissances officielles, et de continuer à développer une activité intense.
Ses participations aux salons belges, hollandais et parisiens, ainsi que l'énorme correspondance échangée avec nombre d'artistes, français notamment, sont le reflet d'une existence peu banale.