Une
redécouverte méritée |
![]() Jean-Victor Schnetz (Par J.F Navez) Issu d'une famille d'origine suisse, Jean-Victor Schnetz est d'abord admis dans l'atelier de Régnault, puis dans celui de David à partir de 1812. Malgré des qualités de coloriste et un goût pour les sujets tirés du quotidien qui l'éloignait des principes du néoclassicisme, il voue à son maître une véritable vénération. Après plusieurs échecs au concours du Grand Prix de Rome, Schnetz entreprend le voyage d'Italie. A Rome, il côtoie Granet, Géricault. Il est aussi l'un des hôtes les plus assidus du Salon tenu à Rome par Madame Récamier en 1824. La vie authentique des paysans des environs de Rome est une source d'inspiration inépuisable pour le jeune artiste. Ses envois au Salon entre 1819 et 1824 rencontrent un vif succès à |
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| et 1824
rencontrent un vif succès à Paris, au point que
Stendhal le considère comme l'un des espoirs les plus
prometteurs de la peinture française, explorant une voie
alternative entre néo-classicisme essoufflé et les
outrances du romantisme naissant. En 1831, Schnetz rentre
en France. De nombreuses commandes publiques destinées
aux églises de Paris et aux grands programmes
décoratifs de la monarchie de juillet consacrent son
talent. Il est élu membre de l'Institut en 1837.
L'académie des Beaux-Arts lui offre le poste de
directeur de la Villa Médici de 1841 à 1846. Fait
unique dans l'histoire de l'académie de France à Rome,
il obtient un second mandat de 1853 à 1866. En 1870, il meurt à Paris, àgé de 83 ans, laissant le souvenir d'une personnalité à l'intelligence vive et à l'esprit caustique dissimulant une véritable sensibilité. |
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Excellant dans
l'art du portrait individuel,double ou de groupe, Navez
aborda néanmoins le "grand genre" et notamment
la peinture religieuse, dont il est en Belgique |